L’olivier (Tazemourt Techfa)

Nous vous proposons de visionner cette vidéo, de savourer cette narration en Kabyle. Quelques minutes de régal au cœur de cette langue «TAKVAYLIT» qui est beaucoup plus qu’une langue. C’est un mode de vie, un comportement, une gestion sociétale. Cette langue portée, transmise et vécue par des femmes et des hommes qui n’ont d’égal que l’olivier qu’ils cultivent et respectent car seul l’olivier se souvient.

Bon visionnement.

2 réflexions au sujet de « L’olivier (Tazemourt Techfa) »

  1. Bonjour,

    J’ai 2 réactions.
    La 1ère, pourquoi, dès qu’il est question de la Kabylie d’antan, les nouveaux films, documentaires et autres parent les femmes et les filles de vêtements d’aujourd’hui flambant neufs ? La seule femme qui était habillée normalement, comme au village, dans la tenue des tâches quotidiennes, c’est vers la fin, di lemɛinṣṛa « dans le pressoir à huile ».

    La 2nde : ce lieu m’a fait rappeler le nôtre, lemɛinṣṛa n taddart-nneɣ !
    La dernière fois que je l’ai vu(e) en service, elle était gérée alors par 3 braves femmes : nna K°ella, nna Ɛziza, nna Feṭṭa (Koula et Aziza At Umeẓyan, Fetta At Ḥemmu). Les deux dernières venaient d’Alger, la première de Constantine.

    Les ânes, chargés de la précieuse olive, affluaient de partout vers ledit site, puis repartaient, quelques jours après, avec l’huile tant convoitée ! C’était magnifique et tout était fait à l’ancienne, l’huile était bio et nous récupérions amegruc pour nous réchauffer !

    Aujourd’hui, l’endroit en question est en ruine.
    On me rétorquera que c’est aux propriétaires, enfants et petits enfants des précitées, d’y remédier. Oui, mais c’est un patrimoine villageois. Peut-être qu’en proposant une restauration, personne n’y verra d’inconvénients et que ça arrangera tout le monde.
    De plus, ça va créer des emplois, certes saisonniers, mais ça vaut le coup.
    L’édifice en question fait partie de notre mémoire et le restaurer, puis le remettre en activité relève de notre responsabilité à tous.
    Attention ! Quand je parle de restauration c’est à l’identique !
    Beẓẓi At Ssaɛid est, à ma connaissance, le dernier à détenir le savoir de la construction à l’ancienne. Pourquoi ne pas faire bénéficier les jeunes intéressés par son savoir ? En outre, son SAVOIR vaut de l’OR ! Cela aussi c’est du patrimoine, lâchons un peu le béton !

    Farida Aït Ferroukh.

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L'association de la communauté originaire du village Ighil Bougueni

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